La Folie au pouvoir
Le Parisien
Le théâtre semble, décidément, très en phase avec la situation dans le monde! Avec " la Folie au pouvoir ", que présente le Vingtième Théâtre, Louis Lefroid s'attache, en effet, à cerner la personnalité de Caligula, personnage aussi fascinant pour les historiens et les dramaturges que terrifiant pour ses sujets.
Après trois années d'un règne plutôt raisonnable, cet empereur romain, successeur de Tibère, pris d'une véritable folie sanguinaire, devient le plus monstrueux et le plus imprévisible des tyrans. Albert Camus, en bon dramaturge, s'était attaché à démêler les raisons de ce dramatique revirement. Louis Lefroid, qui a, lui, une formation d'historien, s'emploie à retracer le mécanisme du complot qui mit fin à son règne.
Lorsque la pièce commence, Caligula, grisé par son pouvoir, donne déjà des signes de démence. Il se prend pour Dieu, se méfie de son entourage, fait disparaître ses plus proches collaborateurs et ridiculise les hauts dignitaires du régime. Trois patriciens se résoudront finalement à l'assassiner, tant pour laver les affronts subis que pour libérer le peuple de sa tyrannie.

Bernard Pisani campe un Caligula déconcertant et imprévisible auquel il prête sa démarche sautillant d'ancien danseur. L'ensemble de la distribution, d'ailleurs, est de qualité avec, notamment Anie Balestra, Michel Bertay, Max Douchin, Alain Floret et Thireey Desroses. Belle et inventive mise en scène de Jean-Philippe Ancelle.

André Lafarge
Campus Mag
L'écrivain Louis Lefroid évoque sans retenue, crûment et de façon très réaliste la fin du règne de Caligula, en 41 après J.C. Plus qu'une adaptation théâtrale d'une vérité historique, la pièce décrit avant tout les actes d'un tyran fou, au pouvoir, décidant de vie ou de mort sur son entourage, à la fois paranoïaque, incohérent, démagogue, mégalo, donc dangereux.
Cette réflexion sur l'abus de pouvoir est finalement très contemporaine, aussi bien par les dialogues, les costumes, la mise en scène que la musique, "plus proche de la science-fiction que de la tragédie classique" comme le précise le metteur en scène Jean-Philippe Ancelle.
A saluer le jeu d'acteurs, mené par Bernard Pisani, précis, parfois extravagant, jusqu'à nous faire franchement rire, jamais excessif, ainsi qu'une mise en scène originale et rebondissante.
A voir comme un récit qui nous rappelle l'histoire d'hier... et malheureusement d'aujourd'hui...
Paris
On sait tous ce que fut l'empire romain sous Caligula: une terreur où l'empereur, devenu fou après la mort de sa mère et de ses frères, fait tuer quiconque lui paraît douteux. Camus en avait tiré un drame bouleversant. Louis Lefroid, plutôt essayiste (il a publié des essais sur le machiavélisme et la folie au pouvoir) s'y frotte à nouveau, en collant davantage encore aux faits historiques. Dans le rôle titre, on aime Bernard Pisani, artiste tout terrain sachant aussi bien chanter, danser et jouer.
Le Mutualiste RATP
Nous sommes à la fin du règne de Caligula, en 41 après J-C. L'empereur a convoqué les principaux sénateurs en pleine nuit pour leur annoncer son intention de punir tous ceux qu'il juge coupables de la mort de sa mère et de ses frères. A partir de ce moment, tout le monde est directement menacé. Les sénateurs Chaeréa, Cornélius et Helvétius se concertent et commencent à envisager un complot. Seul avec Caessonia, la seule personne qui trouve vraiment grâce à ses yeux, Caligula s'explique sur son comportement, justifie ses idées sur le pouvoir et ce qu'il en fait. L'histoire de ce tyran nous plonge dans une réflexion sur l'abus de pouvoir, phénomène, hélas, intemporel. Nous voici donc entraînés hors du temps, plus proches de la science-fiction que la tragédie classique...
THEATREonline.com
Nous sommes à la fin du règne de Caligula, en 41 après J-C. Mais l'histoire de ce tyran nous engage dans une réflexion sur l'abus de pouvoir, phénomène hélas intemporel. C'est pourquoi nous sommes entraînés hors du temps, plus proche de la science-fiction que de la tragédie classique : décors, costumes, lumières, musique, tout est plus près de l'univers de George Lucas que de celui de l'an 40.

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